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Préparer un vol : météo, route et cartes

Par ForAllPilots · Publié le · 5 min de lecture

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Préparer un vol : météo, route et cartes

Préparer un vol, ce n'est pas remplir un formulaire : c'est enchaîner dans le bon ordre la météo, la route, les espaces aériens, le carburant et le plan de vol, chaque étape corrigeant la précédente. ForAllPilots réunit ces étapes dans des outils gratuits, le Pilot Corner pour la météo et le planificateur pour la route. Voici comment les enchaîner comme une vraie préparation, et ce qu'il faut toujours vérifier ailleurs.

D'abord la météo : la tendance, puis le détail

On commence par la météo parce que c'est elle qui décide si le vol a lieu, et à quelle heure. Pour l'aérodrome choisi, un bloc de prévisions sur 7 jours donne le ciel, les températures, le vent et les rafales, la pluie et sa probabilité. En touchant un jour, tu vois ses heures, en UTC avec l'heure locale à côté : nuages bas, moyens et hauts, visibilité, QNH et altitude de l'isotherme 0 °C. Ces prévisions viennent de modèles numériques (GFS, ECMWF et Météo-France via Open-Meteo) : elles donnent une tendance, elles ne remplacent ni un TAF ni le briefing officiel.

Vient ensuite le temps réel. La carte des stations place les stations au sol de Météo-France, du service météorologique allemand, de MeteoSwiss et les METAR de nombreux aérodromes dans le monde. Chaque station porte un trait dans la direction d'où vient le vent et une couleur selon sa force. Elle est précieuse là où l'aérodrome ne publie pas de METAR : un terrain non contrôlé a souvent une station à quelques milles. Le METAR et le TAF de l'aérodrome sont affichés tels que publiés et décodés en clair, avec la catégorie de vol (VFR, MVFR, IFR, LIFR) et les composantes de vent sur les pistes.

Le radar et la coupe verticale : ce qui arrive, et à quelle altitude

Le radar des précipitations montre où il pleut et dans quelle direction les averses se déplacent : ses six dernières images défilent, avec une pause et un curseur pour revenir image par image. La carte se déplace et se zoome. En France, l'image la plus récente vient de la mosaïque de Météo-France ; ailleurs, la source change selon la zone (réseau européen OPERA, NOAA aux États-Unis, RainViewer). Regarder l'animation avant de décider d'un créneau vaut mieux qu'un instantané.

Pour un vol de navigation, la coupe verticale sous la carte des aérodromes voisins complète le tableau. Elle donne le vent et la température prévus par niveau, du sol jusqu'à l'altitude de croisière, avec les couches nuageuses, l'isotherme 0 °C et les couches où le givrage est possible. C'est ce qui permet de choisir une altitude en connaissant le vent qu'elle apporte, avant même de tracer la route. Le bloc jour et nuit aéronautique rappelle enfin les heures de lever et de coucher du soleil et la nuit aéronautique, utiles pour savoir jusqu'à quand un vol de jour reste possible.

Tracer la route sur la carte

Une fois la météo acceptable, on passe à la route, dans le planificateur de vol, accessible depuis l'onglet Préparation du Pilot Corner ou la page Préparation du vol. La route se construit sur la carte ou par code : aérodromes français par leur indicatif OACI ou leur nom, balises VOR, VOR-DME et NDB, ou points tournants libres posés où tu veux. Chaque point se déplace ou se retire en un geste, et la préparation reste enregistrée dans ton navigateur.

Le planificateur te demande ensuite ton avion. Tu peux le retrouver par son immatriculation dans les registres publics de la DGAC pour la France, de la FAA pour les États-Unis et de l'autorité norvégienne. Pour les avions légers courants, il propose une vitesse de croisière, une consommation et un carburant utilisable typiques, que tu corriges avec ton manuel de vol : ce sont des valeurs d'entraînement, pas celles de ton appareil. La croisière est limitée au FL125 dans l'outil.

Le log de nav, avec le vent prévu à ton altitude

Pour chaque branche, le log donne la distance, la route vraie au milieu de la branche, la déclinaison magnétique à la date du vol, la route magnétique, puis le vent prévu à ton altitude au milieu de la branche. Le triangle des vitesses en déduit la correction de dérive, le cap magnétique à tenir, la vitesse sol, le temps et l'heure estimée de passage. C'est le moment de refaire un calcul à la main et de comparer : c'est exactement ce que demandent les épreuves de navigation.

Le bilan carburant suit la logique réglementaire : carburant d'étape, roulage, réserve finale (30 minutes de jour, 45 minutes de nuit en VFR), carburant minimum au départ, marge et autonomie. Un vent de face trop fort ou un carburant insuffisant sont signalés. Si le bilan est serré, c'est la météo qu'il faut rouvrir : une autre altitude, un autre créneau ou un autre jour changent le vent, donc le carburant.

Espaces aériens et fréquences le long de la route

Les données viennent des publications officielles du SIA (AIP France), renouvelées à chaque cycle AIRAC de 28 jours. Le planificateur suit ta route avec un profil réaliste, montée, croisière puis descente, et liste chaque CTR, TMA, CTA, SIV, RMZ, TMZ et chaque zone P, R ou D traversée ou frôlée, avec sa classe, son plancher, son plafond et ses horaires. Il te dit si tu es dedans, juste dessous ou juste au-dessus.

Il te prévient si ton altitude te fait entrer dans un espace de classe A, interdit au VFR, ou dans une zone interdite, et rappelle de vérifier l'activité des zones réglementées et dangereuses (NOTAM, SUP AIP, AZBA). Le plan radio donne la fréquence principale à contacter de mille en mille : la tour dans une CTR, l'approche dans une TMA, l'information de vol du SIV ailleurs. Les fréquences secondaires et de secours, dont le 121.500, sont regroupées dans un tableau à part.

Le plan de vol et le PDF pour la planchette

Le plan de vol OACI se remplit à partir de la préparation : identification, règles et type de vol, type d'avion, équipements, départ et heure, vitesse, niveau et route, destination, durée et dégagements, autonomie. Chaque case est expliquée pour apprendre à la rédiger, et le message FPL complet se copie d'un geste. Rien n'est déposé depuis ForAllPilots : un vrai plan de vol se dépose sur SOFIA-Briefing.

Le log de nav se télécharge en PDF au format A4 paysage, avec une colonne ATA à remplir en vol, le bilan carburant, le plan radio, les espaces traversés et le message FPL. Il porte la mention qu'il s'agit d'un document d'entraînement et non d'un log officiel.

Ce qu'il faut toujours vérifier ailleurs

Ces outils sont conçus pour apprendre et réviser, pas pour décider d'un vol réel. Avant de décoller, tout se vérifie sur les sources officielles : la carte VAC de l'aérodrome, la carte au 1/500 000, l'AIP, les NOTAM et le briefing météo officiel. L'intérêt de s'entraîner avec le planificateur est de comprendre pourquoi le cap diffère de la route, comment le vent change la vitesse sol et le carburant, et quel organisme appeler à quel moment.

Pour aller plus loin, les banques de questions PPL et ATPL de ForAllPilots couvrent la navigation, la météorologie et la réglementation, et deux articles du blog détaillent chacun l'un des deux outils : la météo du Pilot Corner d'un côté, le planificateur de vol de l'autre.

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