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Tests psychotechniques pilote

Tests de vigilance pilote : tenir sur la durée

Par ForAllPilots · Publié le · 4 min de lecture

Relu et validé par l'éditeur du site avant publication. Notre méthode

Vigilance 1 : un cadran de cap et sa valeur en chiffres, avec les boutons œil et son

Un test de vigilance n'est pas difficile à comprendre : il est difficile à tenir. Pendant plusieurs minutes, presque rien ne se passe, et il faut réagir vite et juste aux quelques signaux qui comptent, sans appuyer quand il n'y a rien. Voici comment fonctionnent les deux épreuves de vigilance de la série DLR, et comment rester juste jusqu'au bout.

Vigilance 1 : un cadran et des sons

Un cadran de cap, gradué de 1 à 36 en dizaines de degrés avec 36 en haut, montre une aiguille, et un cap en trois chiffres (de 010 à 360) s'affiche au centre. Une nouvelle lecture arrive toutes les 2 secondes. D'habitude, l'aiguille montre exactement le cap affiché ; quand elle en est nettement éloignée, il faut appuyer sur le bouton œil (ou la touche F) avant la lecture suivante.

En même temps, un son passe toutes les 1,5 seconde : grave, moyen ou aigu. Quand le même son passe trois fois de suite, il faut appuyer sur le bouton son (ou la touche J) dans la seconde et demie qui suit. Le test dure 2 ou 8 minutes, après 30 secondes d'entraînement.

Vigilance 1 : le cadran de cap gradué de 1 à 36, le cap affiché au centre, et les boutons œil et son
Vigilance 1 : le cadran de cap gradué de 1 à 36, le cap affiché au centre, et les boutons œil et son

Vigilance 1 : comparer la dizaine, compter les sons

Pour le cadran, pas besoin de lire la valeur exacte de l'aiguille : les désaccords sont francs. Divise le cap affiché par dix (270 devient 27) et regarde si l'aiguille pointe vers ce chiffre du cadran. C'est une comparaison, pas une lecture.

Pour les sons, ne retiens que deux choses : le dernier son entendu, et combien de fois de suite il est revenu. Au troisième identique, appuie. Un casque aide beaucoup, et il vaut mieux jouer au calme : le son est indispensable pour cette partie du test.

Vigilance 2 : un point qui change

Un point avance d'une position toutes les 0,9 seconde autour d'un cadran d'horloge invisible de 12 positions. Il part jaune, rond, dans le sens des aiguilles d'une montre. De temps en temps, un seul changement survient : un saut (un pas de deux positions, une seule fois), une nouvelle couleur, un demi-tour ou une nouvelle forme (rond ou carré). Couleur, sens et forme restent ensuite changés.

Il faut appuyer sur le bouton du coin correspondant dans les 1,2 seconde : Saut en haut à gauche, Couleur en haut à droite, Demi-tour en bas à gauche, Forme en bas à droite (au clavier : S, C, D et F). Le test dure 3 ou 12 minutes, après 30 secondes d'entraînement.

Vigilance 2 : le point sur son cadran invisible, et les quatre boutons dans les coins
Vigilance 2 : le point sur son cadran invisible, et les quatre boutons dans les coins

Vigilance 2 : regarder le point, pas les boutons

Apprends la place des quatre boutons avant de commencer, pendant l'entraînement, pour ne plus avoir à les chercher des yeux : pendant le test, ton regard doit rester sur le point. Un changement se voit au moment même du pas, et la réponse doit partir avant le pas suivant.

Le saut est le changement le plus facile à manquer, parce qu'il ne laisse aucune trace ensuite : le point reprend son pas normal. Garde en tête le rythme régulier du point : un pas qui paraît plus long que les autres, c'est un saut.

Préparer la séance

Ces épreuves durent plusieurs minutes sans répit : installe-toi au calme, sur un écran où tout est visible sans bouger la tête, et mets le test en plein écran avec le bouton au-dessus de l'exercice. Pour Vigilance 1, un casque est presque indispensable : les trois sons doivent être bien distincts.

Fais l'entraînement de 30 secondes au moins les premières fois : il affiche ton temps de réaction ou l'erreur après chaque appui, et c'est le moment de vérifier que tu as bien compris chaque signal. Pendant le test, changer d'onglet dans le navigateur met l'exercice en pause, et le bouton Pause le fige aussi.

Lire ses résultats pour progresser

Les résultats séparent les oublis et les appuis à tort, et c'est la répartition qui compte. Beaucoup d'oublis, peu d'appuis à tort : l'attention décroche, souvent vers la fin ; travaille la tenue sur la durée en allongeant progressivement les séries. Beaucoup d'appuis à tort : tu anticipes ou tu doutes ; ralentis un peu et n'appuie que sur un signal vu ou entendu avec certitude.

Le temps de réaction moyen dit autre chose : s'il est long mais que les signaux sont trouvés, tu vois juste mais tard ; garder le regard sur l'élément qui change (l'aiguille, le point) plutôt que sur les boutons le fait souvent baisser.

Ce qui fait la note : les appuis à tort comptent

Dans les deux épreuves, la note est le nombre de signaux trouvés à temps divisé par le nombre de signaux plus les appuis de trop. Un appui au hasard, sur un mauvais bouton ou en double coûte donc autant qu'un signal manqué : n'appuie que sur ce que tu as vu.

Pendant le test, aucune correction ne s'affiche, seulement à la fin : les réussites, les oublis, les appuis à tort et ton temps de réaction moyen. Commence par la version courte, puis passe à la version longue quand la courte devient régulière : c'est la tenue sur la durée qui fait la différence.

Ces exercices sont inclus avec l'abonnement ATPL : ce sont des entraînements, pas des épreuves officielles, sans lien avec l'épreuve d'une école, d'un organisme ou d'une compagnie, et les règles exactes ou le barème d'une vraie sélection peuvent différer.

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