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BIA · cours illustré

Cours BIA histoire et culture de l'aéronautique et du spatial : 10 chapitres illustrés

Le cours BIA d'histoire et culture de l'aéronautique et du spatial reprend le programme en 10 chapitres : 73 notions expliquées en quelques paragraphes, souvent avec un schéma, ce qu'il faut retenir et, pour beaucoup, le piège classique de l'examen. Le premier chapitre, « Du rêve de voler aux premiers ballons », se lit en entier sur cette page.

10
chapitres
73
notions expliquées, dont 72 avec un schéma ou une illustration
187
questions de la banque rattachées à un chapitre

Sommaire du cours

Chaque chapitre explique, notion par notion, ce que demandent les questions de la banque, avec un encadré « À retenir » et, souvent, le piège classique de l'examen. Le premier chapitre est en accès libre, ci-dessous et dans l'application ; les suivants sont réservés aux abonnés BIA.

  1. Icare, le cerf-volant, Léonard de Vinci, puis les ballons de 1783 et les premiers dirigeables.

    8 notions · 21 questions de la banque

  2. 2.Les pionniers du plus lourd que l'air

    Abonnés

    Lilienthal, Chanute, Ader, les frères Wright, Santos-Dumont, Blériot, puis le premier hélicoptère et le premier hydravion.

    7 notions · 16 questions de la banque

  3. 3.1909-1914 : brevets, meetings et premières acrobaties

    Abonnés

    Les premiers brevets, les grands prix, le premier looping, la Méditerranée, l'anémomètre et le pilote automatique.

    7 notions · 9 questions de la banque

  4. 4.L'aviation dans la Première Guerre mondiale (1914-1918)

    Abonnés

    Observation, chasse et bombardement ; les as, le triplan Fokker, le SPAD XIII, l'hélice Éclair et les progrès techniques.

    8 notions · 18 questions de la banque

  5. 5.L'entre-deux-guerres : lignes, raids et records

    Abonnés

    L'Aéropostale, Mermoz et Saint-Exupéry, Air France, les traversées de l'Atlantique, les aviatrices, le DC-3, l'autogire, les planeurs et les zeppelins.

    8 notions · 30 questions de la banque

  6. 6.L'aviation dans la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

    Abonnés

    Bataille d'Angleterre et radar, Spitfire contre Bf 109, Pearl Harbor, premier chasseur à réaction, Normandie-Niemen, V1 et V2.

    7 notions · 14 questions de la banque

  7. 7.Le mur du son et les avions modernes

    Abonnés

    Yeager et le Bell X-1, le X-15, Baumgartner, Concorde et Boeing 747, les commandes électriques, l'Airbus A380, l'A400M, le Harrier et le Tigre.

    8 notions · 21 questions de la banque

  8. 8.La course à l'espace : de Spoutnik à la navette

    Abonnés

    Von Braun, Spoutnik, Laïka, Gagarine, Terechkova, Leonov, Apollo 11, Apollo 13 et la navette Columbia.

    8 notions · 25 questions de la banque

  9. 9.L'Europe spatiale, les spationautes français et l'exploration

    Abonnés

    Diamant et Astérix, Kourou, la famille Ariane, les spationautes français, Rosetta et Philae, les sondes Voyager et les robots martiens.

    6 notions · 14 questions de la banque

  10. 10.Culture aéronautique : patrouille, aviation légère, exploits et films

    Abonnés

    La Patrouille de France, le DR400, Solar Impulse, l'amerrissage de l'Hudson, et les films et BD à connaître.

    6 notions · 19 questions de la banque

Chapitre 1 : Du rêve de voler aux premiers ballons

Icare, le cerf-volant, Léonard de Vinci, puis les ballons de 1783 et les premiers dirigeables.

Le rêve d'Icare

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Les ailes d'Icare : des plumes assemblées avec de la cire, qui fond près du Soleil

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Le désir de voler est très ancien. Dans la mythologie grecque, l'architecte Dédale est enfermé avec son fils Icare dans le labyrinthe de Crète. Pour s'échapper, il fabrique deux paires d'ailes avec des plumes collées par de la cire.

Icare, grisé, monte trop près du Soleil : la chaleur fait fondre la cire, les plumes se détachent et il tombe dans la mer.

Ce mythe montre deux idées qui reviendront souvent : on a d'abord cherché à imiter les oiseaux, et voler demande de connaître ses limites.

À retenir

Icare, fils de Dédale : ailes de plumes et de cire.

Piège d'examen

Les choix « soie », « lin » ou « coton » et cire sont faux : le mythe parle toujours de plumes et de cire.

Plus léger ou plus lourd que l'air ?

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Les deux familles d'aéronefs : aérostats (plus légers que l'air) et aérodynes (plus lourds que l'air)

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Un aéronef est tout appareil capable de s'élever et de se maintenir dans l'atmosphère. Il en existe deux grandes familles.

  • Les plus légers que l'air (aérostats) flottent comme un bouchon dans l'eau : ballon à air chaud (montgolfière), ballon à gaz, dirigeable, lanterne céleste.
  • Les plus lourds que l'air (aérodynes) doivent créer une force vers le haut, la portance, grâce au vent sur une surface : cerf-volant, planeur, avion, hélicoptère.

Le cerf-volant, inventé en Chine il y a plus de 2 000 ans, est le premier plus lourd que l'air : c'est le vent sur sa toile, retenue par un fil, qui le soutient.

À retenir

Cerf-volant (Chine, plus de 2 000 ans) = premier plus lourd que l'air. Ballons et lanterne céleste = plus légers que l'air.

Piège d'examen

La lanterne céleste est aussi d'origine chinoise, mais c'est un petit ballon à air chaud : un plus léger que l'air. Un ballon est bien un aéronef, mais ce n'est pas un avion.

Léonard de Vinci, un ingénieur visionnaire

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Le parachute imaginé par Léonard de Vinci : une pyramide de toile, pas une coupole

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Vers 1485, l'artiste et ingénieur italien Léonard de Vinci remplit ses carnets de machines volantes :

  • un ornithoptère, machine à ailes battantes inspirée des oiseaux ;
  • une vis aérienne, grande hélice en spirale, lointain ancêtre de l'hélicoptère ;
  • un parachute en forme de tente pyramidale : une toile de lin tendue sur une armature de bois, à base carrée et faces triangulaires.

Aucune de ces machines n'a volé à son époque, mais le parachute est le plus réaliste : la toile freine la chute en s'appuyant sur l'air.

À retenir

Léonard de Vinci (vers 1485) : parachute pyramidal « en tente », ornithoptère, vis aérienne.

Piège d'examen

Le parachute de Vinci n'est pas hémisphérique (c'est la forme moderne) et ne comporte pas de vis d'Archimède : la vis aérienne est un autre dessin, l'ancêtre de l'hélicoptère. Il n'a dessiné ni fusée, ni drone, ni avion à moteur.

1783 : la montgolfière, l'air chaud

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Principe de la montgolfière : l'air chauffé dans l'enveloppe est plus léger que l'air froid extérieur

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Les frères Joseph et Étienne Montgolfier, fabricants de papier à Annonay (Ardèche), remarquent que l'air chaud monte. Un ballon rempli d'air chauffé est plus léger que l'air froid qui l'entoure : il s'élève.

  • 4 juin 1783 : démonstration publique à Annonay, sans passager.
  • 19 septembre 1783 : à Versailles, devant Louis XVI, un mouton, un canard et un coq volent.
  • 21 novembre 1783 : Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes décollent du château de la Muette, à Paris, pour environ 25 minutes : c'est le premier vol humain de l'histoire.

À retenir

21 novembre 1783 : premier vol humain, en montgolfière (frères Montgolfier), avec Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes.

Piège d'examen

Les frères Montgolfier ont conçu le ballon, mais ce sont Pilâtre de Rozier et d'Arlandes qui étaient à bord. Ne confondez pas avec les frères Wright (avion, 1903).

1783 : la charlière, le ballon à gaz

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Les deux ballons de 1783 : air chaud (montgolfière) et hydrogène (charlière)

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Quelques jours plus tard, le physicien Jacques Charles utilise un autre principe : il gonfle son ballon d'hydrogène, un gaz beaucoup plus léger que l'air, qui n'a pas besoin d'être chauffé.

Le 1er décembre 1783, il décolle du jardin des Tuileries, à Paris, avec Nicolas-Louis Robert, l'un des deux frères Robert qui ont fabriqué le ballon : c'est le premier vol humain en ballon à gaz (la « charlière »). Le vol dure environ deux heures, bien plus qu'une montgolfière de l'époque.

La charlière a déjà les éléments du ballon à gaz moderne : soupape pour lâcher du gaz, lest (sable) pour remonter, filet et nacelle.

À retenir

Montgolfière = air chaud (Montgolfier). Charlière = hydrogène (Jacques Charles, 1er décembre 1783).

Piège d'examen

Jacques Charles n'a fait voler ni dirigeable, ni planeur, ni cerf-volant : son exploit est le premier vol d'un ballon gonflé à un gaz autre que l'air.

La Manche en ballon et le premier parachutiste

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La Manche franchie deux fois en premier : en ballon (1785, vers la France) et en avion (1909, vers l'Angleterre)

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Les ballons ouvrent la voie aux premiers grands voyages aériens.

  • 7 janvier 1785 : le Français Jean-Pierre Blanchard et l'Américain John Jeffries traversent la Manche en ballon à gaz, de Douvres (Angleterre) jusqu'à la forêt de Guînes, près de Calais. C'est la première traversée de la Manche par un aéronef, 124 ans avant Blériot en avion.
  • 22 octobre 1797 : André-Jacques Garnerin s'élève au-dessus du parc Monceau, à Paris, sous un ballon à hydrogène, assis dans une petite nacelle accrochée à un parachute replié. À plusieurs centaines de mètres de haut, il coupe la corde qui le relie au ballon et descend sous la toile ouverte : c'est le premier saut en parachute depuis un aéronef.

À retenir

1785 : première traversée de la Manche en aéronef (ballon, Blanchard et Jeffries). 1797 : premier saut en parachute (Garnerin).

Piège d'examen

« Aéronef » englobe les ballons : la première traversée de la Manche en aéronef date de 1785, pas de 1909. Blériot (1909) est le premier à la traverser en avion. Le premier sauteur n'est ni Charles, ni d'Arlandes, ni Pilâtre de Rozier, mais Garnerin. Son ballon était gonflé à l'hydrogène : ce n'était pas une montgolfière, même si une question le dit.

Les dirigeables : le ballon devient pilotable

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Le 19 octobre 1901, Santos-Dumont relie Saint-Cloud à la tour Eiffel et revient, en dirigeable

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Un ballon va où le vent le pousse. Le dirigeable est un ballon allongé muni d'un moteur, d'une hélice et d'un gouvernail : on peut choisir sa route.

  • 1852 : Henri Giffard fait voler le premier dirigeable à moteur (à vapeur) sur environ 27 km, de Paris vers Trappes.
  • 19 octobre 1901 : le Brésilien Alberto Santos-Dumont, à bord de son dirigeable n° 6, part de Saint-Cloud, contourne la tour Eiffel et revient en moins de 30 minutes. Il gagne le prix Deutsch de la Meurthe : c'est une vraie démonstration de navigation aérienne, avec un aller-retour imposé.

À retenir

Santos-Dumont, 1901 : contourne la tour Eiffel en dirigeable (prix Deutsch de la Meurthe).

Piège d'examen

Ce n'était ni un ballon à air chaud, ni un vol de 24 heures, ni un tour de Paris : c'est un aller-retour Saint-Cloud - tour Eiffel en dirigeable. Santos-Dumont fera aussi voler un avion en 1906 (voir chapitre suivant).

Frise : des ballons aux dirigeables

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Frise chronologique des premiers aérostats, de 1783 à 1901

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Retenez l'ordre des grandes premières des « plus légers que l'air », presque toutes françaises ou réalisées en France.

En un peu plus d'un siècle, on passe du ballon qui dérive au dirigeable qui suit une route choisie. Les grands dirigeables rigides allemands, les Zeppelin, prendront ensuite le relais au début du XXe siècle (voir le chapitre sur l'entre-deux-guerres).

La suite du cours commence par le chapitre 2, « Les pionniers du plus lourd que l'air ». Elle se lit dans l'onglet Cours de l'application, avec un abonnement BIA, et chaque chapitre se termine par les questions de la banque qui portent sur lui. Voir les tarifs

Comment ForAllPilots t'entraîne

  • Séries de 20 ou 30 questions

    Nouvelles questions, erreurs à revoir ou un mélange des deux, avec la correction et l'explication tout de suite.

  • Flashcards

    Recto question, verso réponse commentée, à filtrer par matière pour mémoriser sans chronomètre.

  • Examen blanc chronométré

    40 questions en 1 h, tirées dans toute la banque BIA : un format d'entraînement, pas une reproduction du sujet officiel.

  • Instructeur IA, en option

    À partir de 4,99 € par mois en plus d'un abonnement de licence : il t'interroge par écrit et t'explique tes erreurs. Outil en bêta, il ne remplace pas un instructeur agréé.

L'abonnement BIA coûte 5 € par mois, 15 € pour trois mois ou 30 € par an, toutes taxes comprises (TVA non applicable, article 293 B du Code général des impôts). Il est reconduit automatiquement à chaque échéance, jusqu'à ce que tu le résilies, à tout moment (la résiliation prend effet à la fin de la période payée). À la création du compte, si tu choisis BIA comme centre d'intérêt, le module Anglais aéronautique t'est offert pendant 1 semaine.

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